Le Parti socialiste condamne avec horreur la répression du soulèvement du peuple iranien qui a commencé le 30 décembre et mobilise désormais dans toutes les villes du pays de larges pans de la société iranienne.
De nombreux témoignages relayés par des ONG et des médias indépendants font état de violences massives exercées par les forces de sécurité, de plusieurs centaines de morts et de milliers d’arrestations. Les mots ne suffisent pas : la France et la communauté internationale doivent agir.
Ces mobilisations s’inscrivent dans la continuité de luttes menées depuis une quinzaine d’années par le peuple iranien, notamment par les femmes, les étudiantes et les étudiants, ainsi que les minorités kurdes et baloutches, dont le mouvement « Femme, Vie, Liberté » a constitué un moment emblématique.
Initiées sur un mot d’ordre contre la corruption, ces révoltes trouvent leur origine dans l’effondrement du régime, incapable de répondre aux besoins de sa population, comme il l’a déjà démontré face aux crises environnementales qui frappent le pays.
Elles traduisent, au-delà, et de manière particulièrement forte, la colère d’une population face à un pays verrouillé, soumis à un régime autoritaire et théocratique islamiste, marqué par une répression systématique des libertés, des arrestations arbitraires, les tortures et une hausse des exécutions capitales.
Le Parti socialiste :
- Condamne fermement la répression exercée par le régime iranien, ainsi que les atteintes répétées aux libertés fondamentales, aux droits humains et au droit de manifester pacifiquement ;
- Exige la libération immédiate des prisonniers politiques ;
- Réclame la liberté d’expression ainsi que le rétablissement de l’accès à internet, indispensable à l’information des citoyennes et citoyens et au travail des organisations indépendantes ;
- Appelle la France, en lien avec ses partenaires européens, à demander la convocation en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour y porter la question des crimes commis par le régime iranien, y compris la saisine de la Cour pénale Internationale (CPI), et le renforcement des mécanismes internationaux d’enquête ;
- Demande à l’Union européenne de soutenir les populations civiles frappées par la répression et d’aider les pays limitrophes accueillant des personnes réfugiées, dans le respect du droit international humanitaire ;
- Demande, au niveau du Conseil de l’Union européenne, l’examen de sanctions ciblées à l’encontre des responsables et des institutions impliquées dans la répression, y compris l’inscription du CGRI sur la liste des organisations terroristes ;
- Appelle à l’ouverture d’un processus politique permettant au peuple iranien de décider librement de son avenir, dans le cadre d’élections libres et pluralistes, avec des observateurs internationaux, sans ingérence étrangère ni restauration autoritaire sous quelque forme que ce soit.
Aux côtés des forces démocratiques, progressistes et de toutes celles et de tous ceux qui luttent pour la dignité, la justice sociale et la liberté, le Parti socialiste demeure pleinement mobilisé.
Nous appelons donc à participer massivement à la mobilisation de solidarité internationale avec le peuple iranien, samedi 17 janvier au Panthéon, à l’initiative des associations féministes, des associations anti-racistes et de défense des droits humains et des syndicats.